LA CAISSE DU RPC TERMINE LE PREMIER TRIMESTRE À 129,7 MILLIARDS DE DOLLARS
L’Office continue de profiter des occasions de placement à l’échelle mondiale
TORONTO, ONTARIO (le 11 août 2010) – À la clôture du premier trimestre de l’exercice 2011 le 30 juin 2010, la caisse du RPC totalisait 129,7 milliards de dollars comparativement à 127,6 milliards de dollars à la fin de l’exercice terminé le 31 mars 2010.
La hausse de 2,1 milliards de dollars de l’actif, déduction faite des charges d’exploitation, au cours du trimestre est attribuable aux cotisations ayant totalisé 3,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, ce qui a été contrebalancé par le taux de rendement négatif des placements de 1,3 pour cent, ou un montant négatif de 1,7 milliard de dollars. Ce rendement des placements est principalement imputable au recul des marchés boursiers, qui s’est reflété dans les résultats du portefeuille de placements sur les marchés publics de l’Office.
Par suite de la suppression progressive des mesures de relance économique à l’échelle mondiale et de l’augmentation des inquiétudes entourant les conditions économiques en Europe, bon nombre d’indices boursiers ont chuté au cours du trimestre terminé le 30 juin 2010. Notamment, l’indice S&P 500 a reculé de 11,9 pour cent et le TSX a diminué de 6,2 pour cent.
« Ce fut un trimestre difficile pour tous les marchés boursiers dans le monde, plusieurs ayant enregistré des reculs à deux chiffres », a déclaré David Denison, président et chef de la direction de l’Office. « Au cours de ce trimestre, la caisse du RPC a toutefois tiré parti de la diversification de ses placements dans les actions de sociétés fermées, les biens immobiliers, les infrastructures et les titres de créance de sociétés fermées. »
Pour la période de cinq exercices terminée le 30 juin 2010, la caisse du RPC a généré un taux de rendement annualisé de 3 pour cent, ou un revenu de placement de 13,8 milliards de dollars. Pour la période de 10 exercices terminée le 30 juin 2010, la caisse a généré un revenu de placement de 36,6 milliards de dollars, ce qui correspond à un taux de rendement annualisé de 5,1 pour cent.
Mise à jour sur le portefeuille de placements
Les équipes de placement de l’Office ont pris part à un vaste éventail d’opérations au cours du premier trimestre. Parmi les placements réalisés, notons l’acquisition de participations dans les immeubles du 1221 Avenue of the Americas et du 600 Lexington Avenue situés dans la ville de New York, la participation à une coentreprise avec Kimco Realty Corp. en vue de l’acquisition d’un centre commercial aux États-Unis, la participation à une coentreprise d’aménagement immobilier avec le groupe Goodman en Australie, et l’acquisition d’une participation de 17,5 pour cent dans Laricina Energy, un promoteur de projets de sables bitumineux.
Les activités de négociation se sont poursuivies après la fin du premier trimestre. En juillet, l’Office a déposé une proposition d’achat conditionnelle visant l’exploitant d’autoroute à péage australien Intoll Group, dont les actifs comprennent une participation de 30 pour cent dans 407 ETR dans la région du Grand Toronto. Il a également conclu, par l’intermédiaire d’une entité détenue conjointement par l’Office et Onex, une entente avec Tomkins plc visant l’acquisition de la totalité des actions émises et devant être émises de Tomkins, un groupe spécialisé en fabrication et en construction mécanique établi à l’échelle mondiale. Par ailleurs, l’Office a récemment formé une coentreprise avec Hammerson plc, un promoteur et gestionnaire immobilier du Royaume-Uni, en vue de l’acquisition d’un immeuble à bureaux situé au 10 Gresham Street dans la ville de Londres.
« Nous continuons de mettre l’accent sur l’exploitation de nos avantages comparatifs, notamment la taille, les flux de trésorerie prévisibles et l’horizon de placement à long terme de la caisse du RPC, afin de diversifier notre portefeuille global », a affirmé M. Denison. « Nous disposons maintenant des ressources et de l’expertise nécessaires pour effectuer d’autres opérations de placement privé semblables à celles réalisées récemment à l’échelle mondiale. »
« Pour ce qui est de l’avenir, bien qu’une modeste reprise semble s’amorcer à l’échelle internationale, nous anticipons un certain nombre d’obstacles à surmonter, en particulier sur les marchés mondiaux du crédit. Étant donné que l’accès aux marchés du crédit continue d’influer de façon importante sur notre capacité à conclure des opérations de placement privé, nous nous attendons à ce que la réalisation de telles opérations demeure difficile tout au long du reste de l’exercice 2011. Malgré ces obstacles, le contexte actuel nous offre l’occasion de générer d’intéressants rendements ajustés en fonction des risques, plus particulièrement à l’égard des titres de créance de sociétés fermées. À titre d’organisme mondial, nous avons aussi l’avantage de pouvoir investir dans les régions offrant les meilleures perspectives de rendement sur une base ajustée en fonction des risques et, par conséquent, nous poursuivons l’expansion de nos activités de placement sur les marchés émergents », a déclaré M. Denison.
À la fin de juin 2010, environ 25 pour cent de la caisse du RPC, ou 33 milliards de dollars, étaient investis dans des biens privés.
Viabilité à long terme
La caisse du RPC sera viable pendant les 75 prochaines années, selon les plus récentes prévisions de l’actuaire en chef du Canada. Le rapport précise que le montant des cotisations au RPC devrait excéder celui des prestations annuelles jusqu’en 2021. Le revenu de placement de l’Office ne servira donc pas au versement des prestations pour les 11 prochaines années.
Composition de l’actif
• Les actions représentaient 53,9 pour cent du portefeuille de placements, soit 69,9 milliards de dollars. De ce montant, les actions de sociétés ouvertes représentaient 40,8 pour cent, ou 52,9 milliards de dollars, et les actions de sociétés fermées, 13,1 pour cent, ou 17,0 milliards de dollars.
• Les titres à revenu fixe, qui comprennent les obligations, les titres du marché monétaire, les autres titres de créance et les passifs liés au financement par emprunt, représentaient 32,0 pour cent, soit 41,5 milliards de dollars.
• Les placements sensibles à l’inflation représentaient 14,1 pour cent du portefeuille, soit 18,3 milliards de dollars, répartis comme suit :
o 6,1 pour cent, ou 7,9 milliards de dollars, en biens immobiliers;
o 4,7 pour cent, ou 6,1 milliards de dollars, en infrastructures;
o 3,3 pour cent, ou 4,3 milliards de dollars, en obligations indexées sur l’inflation.
Office d’investissement du RPC
L’Office d’investissement du RPC est un organisme de gestion de placements professionnel qui investit, pour le compte de 17 millions de cotisants et de bénéficiaires canadiens, les fonds dont le Régime de pensions du Canada n’a pas besoin pour verser les prestations de retraite courantes. Afin de diversifier le portefeuille du RPC, l’Office investit dans des actions de sociétés ouvertes, des actions de sociétés fermées, des biens immobiliers, des obligations indexées sur l’inflation, des infrastructures et des titres à revenu fixe. L’Office a son siège social à Toronto et compte des bureaux à Londres et à Hong Kong. Sa gouvernance et sa gestion sont distinctes de celles du Régime de pensions du Canada. L’Office n’a pas de lien de dépendance avec les gouvernements. Au 30 juin 2010, la caisse du RPC totalisait 129,7 milliards de dollars. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’Office, veuillez consulter le site www.oirpc.ca.
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