Mandat : Contrairement à celui de certaines autres caisses de retraite du secteur public, notre mandat est uniquement axé sur le placement. Tel qu’il est enchâssé dans la loi, celui-ci est d’aider à financer les prestations futures du RPC pour le compte de ses 17 millions de cotisants et de bénéficiaires. Notre mission de placement et notre responsabilité fiduciaire consistent, en partie, à optimiser le rendement tout en évitant des risques de perte indus. Notre entreprise de placement rend des comptes à un conseil d’administration indépendant. L’Office rend des comptes au Parlement et aux ministres des Finances fédéral et provinciaux, qui sont les gérants du RPC. Notre gestion est toutefois indépendante de celle du RPC et autonome par rapport aux gouvernements.
Horizon de placement : L’horizon de placement à long terme de l’Office et le fait qu’il n’a pas besoin de contribuer au financement des prestations dans l’immédiat se traduisent par des avantages concurrentiels pour la caisse du RPC. L’actuaire en chef du Canada estime que les cotisations au RPC seront supérieures aux prestations versées jusqu’en 2021, ce qui laisse un délai de 10 ans avant qu’il puisse être nécessaire d’utiliser une partie du revenu de placement pour financer les prestations du RPC. Cette certitude relative quant à l’existence continue de rentrées de fonds positives nous permet d’investir une proportion plus élevée du portefeuille dans des secteurs comme l’immobilier et l’infrastructure, qui nécessitent des capitaux patients et qui offrent des flux de revenus sensibles à l’inflation, tout à fait compatibles avec le passif du RPC indexé sur l’inflation. Nous pouvons aussi investir une proportion plus élevée du portefeuille dans des secteurs comme les actions de sociétés fermées et le capital-risque, qui mettent en général plusieurs années à produire des revenus. De plus, l’importance de nos rentrées annuelles de fonds nous permet d’investir de nouveaux fonds au lieu d’être obligés de vendre des investissements existants pour financer de nouveaux placements.
Envergure : Selon l’actuaire en chef du Canada, la caisse du RPC s’élèvera à plus de 275 milliards de dollars environ au cours de la prochaine décennie, ce qui la place parmi les plus grands investisseurs institutionnels au monde. La taille de la caisse présente à la fois des avantages et des inconvénients. L’un des avantages réside dans notre capacité d’affecter des montants importants à des placements individuels. Nous avons en outre la capacité de rechercher des partenariats stratégiques avec les plus grandes sociétés mondiales de gestion de placements. De plus, il est rentable pour nous de consacrer des ressources au développement des capacités internes et des outils de prise de décisions et de gestion des risques de pointe qui sont nécessaires pour gérer une caisse d’une telle envergure et d’une telle complexité sur une longue période. Quant aux inconvénients, la taille de la caisse nous empêche en général de profiter de certaines occasions de placement qui seraient normalement attrayantes, mais dont l’échelle est insuffisante pour contribuer de manière appréciable à notre rendement global. Par ailleurs, du fait de l’importance de nos placements sur les marchés publics, nos opérations sur valeurs pourraient influer sur les marchés boursiers. Enfin, si l’importance des rentrées de fonds mensuelles permet de disposer d’argent frais pour faire des placements, elle entraîne aussi le déploiement de capitaux.
Orientation sur la gestion du risque et du rendement : Nos activités visent à obtenir au moins le taux de rendement prévu nécessaire pour contribuer à la viabilité du RPC. En se fondant sur des hypothèses démographiques et économiques raisonnables, l’actuaire en chef estime que les prestations et le taux de cotisation actuels seront viables pendant au moins les 75 prochaines années, soit la durée sur laquelle porte l’étude de l’actuaire. La pérennité du RPC dépend de divers facteurs et hypothèses économiques et démographiques. Ces hypothèses font l’objet d’un examen tous les trois ans, lorsque l’actuaire en chef actualise les projections du régime pour les soumettre aux ministres des Finances fédéral et provinciaux qui sont les gérants du RPC. |